Nouvelles plate-formes technologiques, concurrence acharnée sur les systèmes d’exploitations et interopérabilité définissent une nouvelle manière d’appréhender les choix stratégiques liés aux projets informatiques des entreprises. C’est une certitude : Tout avance très vite, et dans tous les sens. Pourtant les choix ne sont pas plus complexe qu’avant, ils offrent au contraire plus de possibilités. Jamais jusqu’à présent il n’avait été possible d’atteindre d’aussi près les individus grâce à internet : les Apps Store en tout genre ont donné un nouveau souffle au numérique. La portabilité c’est transformée avec l’arrivée des tablettes. Et la course à la performance électronique se rationalise selon l’usage que l’on fait de la technologie. Mais comment savoir tirer son épingle du jeu pour bâtir une architecture informatique qui accroit la productivité et permet aussi de toucher sa clientèle ? Faut il privilégier les applications locales (accessibles grâce aux Apps Store) ou bien conserver une logique « cloud » (les webapps) ? Est il préférable de choisir un langage propriétaire évolué pour accroître sa productivité (Flash, Silverlight, Java, etc) ou bien d’exploiter des technologies ouvertes ? Comment se décider ?
1 – Petit état des lieux des possibilités « offertes » aux entreprises
Comme toute activité, le travail en matière de système d’information implique une production. Comment développer les outils dont auront besoins les utilisateurs progressivements ? Si l’objectif est de pouvoir produire rapidement, en intégrant automatiquement des fonctions ergonomiques avancées, alors les outils comme Silverlight, Flash ou Java sont les plus adaptés. Il s’agit de langages évolués débarrassant les développeurs de tâches de conception plus ardue et couteuse en temps, leur permettant ainsi de répondre aux cahiers des charges dans le meilleur délai.
Toutefois, la particularité de ces langages est qu’ils sont tributaires de logiciels installés localement et permettant de les exécuter sur toutes les machines. Cela signifie qu’il faut que le système d’exploitation accepte ce traitement. Au temps jadis, lorsque l’informatique se résumait à des serveurs et des ordinateurs de bureau, cette contrainte n’était pas préoccupante. Mais aujourd’hui que l’informatique se compose d’ordinateur de bureau, de portable, de smartphone et de tablette, la question se fait pressante. Surtout depuis que Apple et Microsoft ont décidé de ne plus prendre en charge sur leur tablette les technologies Flash ou Silverlight. Et cela au profit essentiellement de l’HTML5 et des applications téléchargeables.
Bien entendu, l’approche de ces éditeurs encourage le développement des applications commercialisées sur les AppsStore. Rappelons que ces entreprises encaissent 30% des recettes sur chaque vente, elles ont donc un intérêt certain à pousser les programmeurs dans un sens. La question se pose donc : comment proposer une solution qui permette le Rich Internet Application tout en restant propriétaire chez soi ? Mais aussi, est ce que les utilisateurs continueront d’exploiter Internet si on leur propose des applications à installer sur leurs tablettes et smartphones ? Quand faut il choisir Apps ou WebApps ?
2 – En bon architecte, s’intéresser à l’usage qui est fait de la technologie
Si les dirigeants et les développeurs sont poussés du pied par les éditeurs et les constructeurs vers une certaine approche, il existe pourtant une multitude d’options qui découle d’une seule vraie question : Quelle tâche doit être accomplie par l’usager ? Cette tâche implique-t-elle une relation avec autrui ? Cette relation est elle physique ou peut elle être dématérialisée? En bref : Au cours de cette tâche, l’usager doit il accéder au réseau Internet ?
Le questionnement relatif aux langages utilisés, tout autant qu’au choix entre applications locales ou application en ligne est le même que celui du « cloud » ou du logiciel installé en local. A ceci près que le domaine des tablettes tel que pensé et conçu par Microsoft et Apple réduit d’autant plus les possibilités des développeurs, en comparaison des ordinateurs de bureau/portable. Sur cette question, nous vous invitons à lire notre article sur les tablettes et leurs usages.
Pour conclure, nous allons reprendre la distinction que nous effectuons entre technologie back office et technologie front office : il n’y a pas de règle universelle, mais des grandes tendances décisionnelles. Par essence, les technologies front office impliquent des outils relationnels et transactionnels qui font appel au réseau Internet. De ce fait, il semble plus pertinent de disposer au maximum d’applications en ligne pour ce type de traitement. Les technologies back office peuvent être localement présentes : elles impliquent généralement des outils de productivité, de gestion et de présentation qui nécessitent la puissance de l’ordinateur ou de la tablette locale. Par ailleurs, il semblerait que les usagers emploient essentiellement les AppsStore pour des logiciels de type « jeux vidéo » ou essentiellement ayant une utilité oisive, c’est à dire n’ayant pas d’impact réellement productif. Les applications en ligne, grâce à l’HTML5 et au javascript ont de belles heures devant elles, et pour longtemps encore.

Le contexte n’est pas bien glorieux ! Lorsque l’on suit les informations générales et l’actualités économiques, on a l’impression d’être au bord du pire effondrement sociétale de toute l’Histoire. Bon, c’est un point de vue. Un point de vue qui interpèle, qui pose des questions. Bref, c’est surtout une éventualité, non une fatalité. Le remède à la Crise ? Bien entendu : l’innovation ! L’autonomie ! La relation client ! Les consultants exhortent les dirigeants et leurs cadres à revoir leur mode d’organisation, la manière de gérer les flux d’informations ou même leurs stratégies marketing. Allons donc plus loin : Il s’agit d’une révision d’un paradigme. Dans cet article, nous allons nous intéresser au web-business. En quoi ce paradigme, le « web-business », est il une solution ? Qu’est ce qu’il implique ? Et, puisque c’est notre activité, quelle est sa modélisation dans les outils informatiques ?
Pour la rentrée 2011-2012, il nous semblait bien de s’interroger sur le marché des tablettes tactiles. L’actualité high-tech de l’été fut particulièrement brûlante, et le paysage économique c’est considérablement transformé. La tablette a été, au même titre que le téléphone mobile, l’une des principales préoccupations de ces huit semaines. Si l’engouement existe, tout du moins pour le secteur B-to-C, qu’en est il du secteur B-to-B ? Apple, constructeur reconnu de technologie pour des usages particuliers ou artistiques, ne semble pas avoir eu comme idée première d’apporter un nouvel outil de travail aux entreprises (comme en témoigne la rigidité de son modèle). Est ce pour autant qu’il n’y a aucune application ? L’exploitation des marchés en ligne (AppsStore, Androïd Market, etc) offre des perspectives intéressantes. Mais où et comment utiliser cette technologie ?